El coronel no tiene quien le escriba
Arturo Ripstein

Vingt-sept ans d’incertitude. Tous les vendredis, le colonel attend, digne et en costume, l’annonce du versement d’une retraite méritée, pour services rendus à la patrie ingrate. Les villageois savent que le colonel, tombé en disgrâce comme le furent jadis ses compagnons de lutte, attendra en vain. Son épouse, qui s’éteint peu à peu de faim, d’asthme et de chagrin, le sait aussi, inconsolable depuis la mort de leur fils tombé sous les balles d’un rival en amour et autres causes. Seul espoir pour le colonel, le coq de son fils défunt, que le vieil homme chérit et entraîne pour un ultime combat salvateur.

 

 

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